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Loïk Poudrier : « Un bilan positif ! »

Loïk Poudrier : « Un bilan positif ! »

Le capitaine des Boxers Loïk Poudrier tire un bilan positif de la saison, malgré la déception du résultat de la demi-finale contre Angers. Pour lui, le club a un nouveau statut et doit le confirmer en allant chercher le titre le plus vite possible.

Quel bilan global tires-tu de cette saison ?

Loïk Poudrier : « C’est un bilan positif. On s’était donné des objectifs en début de saison. On voulait faire une meilleure saison régulière que l’année dernière. On a réussi à le faire. On a été plus constants durant ces 44 matchs. C’est sûr qu’en playoffs, on visait encore le titre. Mais ce sont les aléas du hockey, il n’y a qu’une équipe sur 12 qui est championne chaque année. Ce n’est pas nous cette année. On sait qu’en demi-finale, on n’est pas passé loin. On était à la fois proches et loin. Ça s’est joué sur des petits détails. Ça va faire partie d’un processus d’apprentissage pour l’avenir. »

Vous terminez 3èmes du championnat. L’an passé vous avez fini 2èmes. Peut-on dire que le club s’est installé dans le TOP3/TOP4 du hockey français ?

« Oui, on est un club de haut de tableau. C’est un nouveau statut qu’il faut assumer. Il faut surtout confirmer parce que c’est le résultat du travail de toutes ces années en amont et que maintenant il s’agit de rester dans ce haut de tableau et de gravir les derniers échelons pour aller chercher ce titre le plus vite possible. »

En demi-finale, vous étiez très proches d’Angers, et pourtant vous avez subi un 4-0 qui ne reflète pas ça… Qu’a-t-il manqué aux Boxers pour faire mieux ?

« Honnêtement, le 4-0 ne reflète pas du tout la série. On a eu deux prolongations, les deux matchs à Angers, on mène au score à 3-4 minutes de la fin du match. Ça s’est joué sur des détails. Eux ont su saisir les opportunités qu’on leur laissait. On n’a pas assez joué intelligemment dans les moments où il aurait fallu et ça nous coûte des matchs et au bout du compte ça nous coûte la série. Avec le recul, on peut dire qu’il nous a manqué des choses très importantes. Comme l’opportunisme. On n’a pas su marquer assez de buts dans la série. Notre avantage numérique n’a pas été bon, notre désavantage non plus. Au bout du compte, si on accumule tout ça, on ne se donne pas beaucoup de chances pour gagner. Mais on a joué avec tout ce qu’on avait, avec notre cœur. On n’a pas abandonné. »

Tu parles de détails. Quels sont-ils ? 

« C’est jouer 60 minutes, jouer avec intelligence. C’est ce qu’on n’a pas réussi à faire. Notamment lors des deux premiers matchs où on s’est fait écarter par notre indiscipline et par des petits soucis qui sont arrivés pendant les matchs. Mais ça fait partie du jeu et on est les seuls responsables de ça. »

Vous avez été la meilleure infériorité en saison régulière et une des moins bonnes en play-offs. Que s’est-il passé entre les deux ?

« Les playoffs, c’est une nouvelle saison. Tout ce qui est arrivé en saison régulière ne veut plus rien dire. On l’a vu en playoffs, on n’a pas su être efficaces dans ces situations-là. Au bout du compte, c’est ce qui nous coûte certains matchs et un peu notre saison aussi. Ce n’est pas la faute du désavantage non plus. Oui, on n’a pas été performants dans ce domaine -là, mais on aurait pu être plus performants aussi dans d’autres domaines pour compenser ces lacunes. Mais ce n’est pas ce qu’on a fait. » 

Sur l’ensemble de la saison, ce qui est un progrès, c’est que vous avez su mieux gérer vos temps faibles…

« Une saison, c’est de la constance, c’est un rodéo. Tu peux gagner 5-6 matchs de suite et après avoir 5-6 défaites de suite. Là on a su ne pas tomber dans des spirales négatives. C’est une expérience positive dont il faut garder les enseignements pour l’avenir. »

Autre progrès, c’est le fait de n’avoir pas vu l’équipe en difficulté lorsque plusieurs joueurs étaient manquants…

« Exactement. Ça montre la profondeur du banc. C’est très positif. »

Vous avez bénéficié d’un soutien sans faille du public de Mériadeck. J’imagine que c’est une des grandes satisfactions de la saison…

« C’est sûr que c’est une satisfaction. C’est toujours plaisant de jouer devant une patinoire pleine, avec un public qui te pousse. On a voulu leur donner le plus possible de résultats positifs même si on aurait aimé faire plus. Mériadeck est devenue une patinoire où on sait que tout au long de l’année, que ce soit contre des équipes de bas de tableau ou de haut de tableau, elle sera pleine les trois-quarts du temps et il y aura un public derrière nous. C’est très positif, on est très heureux de ça. »

De quoi es-tu le plus fier dans cette saison ?

« Ce dont je suis le plus fier, c’est d’avoir travaillé avec ce groupe-là. C’est un groupe incroyable. On a eu du plaisir à se retrouver tous les matins. On a tout donné, on a eu des hauts et des bas, mais ce dont je suis le plus fier c’est de ce qu’on a bâti depuis le 8 août au Québec jusqu’au 21 mars. Ça a été quelque chose, une saison mémorable avec un peu d’amertume en bout de ligne, mais ça n’enlève pas le plaisir qu’on a eu à jouer ensemble. »

Et à l’inverse, qu’est-ce que tu regrettes le plus ?

« Mon plus grand regret, c’est les playoffs. On aurait voulu être champions, ou au moins aller en finale. C’est un vrai regret car en voyant les matchs, on sait qu’on avait tous les outils pour battre Angers. Mais on ne l’a pas fait… ».  

Recueilli par Claude Canellas